Hier, samedi 18 mars à 20h 30 précises, Serge Gainsbourg est arrivé à l’espace Mandela avec son verre et sa cigarette. C’est Dominik qui l’a accueilli, mais pas seulement. Ceux qui aiment la provocation, un peu, l’anti-conformisme, beaucoup, étaient présents. Tout comme ceux qui aiment la poésie des mots, le langage non-suranné.

C’est donc avec une vingtaine de chansons dans la meilleure interprétation, que le public a eu le bonheur de partager des moments intimes du grand Serge.

Le plein d’anecdotes

La toute première est le fait d’apprendre que la tombe de Gainsbourg au cimetière Montparnasse, est continuellement jonchée de paquets de cigarettes et de bouteilles. Une manière de rendre hommage.
Dominik l’avait promis, il l’a fait. Avant chaque chanson, quelques mots ont situé dans quelle condition l’artiste a rédigé les textes et bien souvent écrit la musique.
Ainsi, pour le poinçonneur des lilas, le guichetier interrogé sur son plus grand désir devait répondre : « Simplement voir le ciel ». Nous apprenons aussi, que la chanson « Harley-Davidson » a été écrite pour Brigitte Bardot dont le grand amour avec le chanteur aura duré trois mois. Tout comme « Elisa », écrite pour Jane Birkin, qui devait quitter le chanteur pour ses frasques à répétitions après douze années de vie commune.
« Aux armes et caetera », devaient également soulever polémique. Des militaires, venus à un concert pour montrer leur réprobation, ont été vite séduits. Gainsbourg, plus tard, devait acheter un original de l’hymne national. Ce geste devait signer la réconciliation définitive. « La Javanaise » de Juliette Gréco, devait être écrite et mise en musique après une nuit d’ivresse.
En partance pour les USA, après sa rupture avec Jane, les nuages traversés par l’avion devaient inspirer « Dieu est un fumeur de havane ».
« L’eau à la bouche », est aussi un film tourné au château d’Aubry à Céret.
Enfin, « je suis venu te dire que je m’en vais », n’était pas une lettre de rupture, mais bien une missive adressée à son public à la suite de son premier infarctus.
Pendant une heure et demi, Dominik a ainsi poursuivi son périple dans la chanson française, avec un grand nom de cette dernière : Serge Gainsbourg.
Thierry et Olivier, ce dernier étant le sosie de Laurent Gérat, ont rejoint Dominik pour clôturer cette bien agréable soirée par l’interprétation de « sucettes à l’anis ». Quelques-unes d’entre elles avaient été distribuées avant le final.
C’est celui qui est devenu un ami, Alain Padrines, qui devait assurer le son et la musique, comme toujours, dans les meilleures conditions.
Pour terminer, une fois de plus, nous pouvons affirmer que la richesse, la vraie, est là. La volonté pour certains qui possèdent un savoir, de le transmettre au plus grand nombre pour le bonheur de tous.

Joseph JOURDA.