C’est ainsi, en ce lundi 13 novembre, que l’association « villa Stagello » présentait cette année une exposition de photos nous ramenant aux débuts de l’invention de cette dernière.

Nous avons parlé dans la présentation de cette exposition, du daguerréotype et de l’aide apportée par François Arago pour que cette invention puisse trouver son plein épanouissement. Aujourd’hui, place à la photo. C’est-à-dire aux aspects concrets, visibles, de cette invention. À tout ce qu’elle a apporté à la science, au monde, à la société.

L’exposition est visible à l’espace Mandela 

Elle se tiendra jusqu’au 19 novembre de 20h à 12h et de 15h à 18h. Si nous trouvons des photos prêtées, couvrant la période, de 1850 à nos jours, des clichés retraçant de grands moments de la vie de notre village sont également exposés.
Ainsi la mise en place de la première statue de François Arago (fondue par les Allemands), à celle trônant actuellement sur la place portant le nom de notre illustre Estagellois, viennent nous rappeler l’attachement des citoyens au grand savant, mais pas que cela. Arago était aussi porteur de l’esprit républicain, qui animait la vie de notre pays, grâce à certains hommes de progrès. François Arago était un de ces hommes.
L’exposition, par l’intermédiaire de clichés, rappelle d’autres grands moments. Les fêtes, les moments de réjouissances, ne manquent pas d’occuper une place importante. Des anciens ont pu nous dire, qu’en regardant les clichés représentant diverses fêtes, les senteurs des bons repas préparés à ces occasions, revenaient à leur odorat. Revenaient taquiner leurs papilles. C’était l’époque, où toutes ses bonnes intentions, se rependaient dans la rue. Les fenêtres des cuisines, largement ouvertes sur la vie, permettaient à toutes ces harmonies de senteurs de se mélanger pour le plus grand bonheur de tous. Voilà aussi ce que nous apporte cette exposition. Un voyage dans le passé avec ses joies ses peines. Un voyage dans les avancées technologiques, permettant à chacun, d’utiliser les découvertes de nos plus grands savants.
N’est-pas aussi cela, les avancées démocratiques dont rêvait notre grand savant, homme politique de renom universel ? Un clin d’œil à ceux qui parfois se réclament trop vite de son héritage. François Arago n’a pas vu ses biens personnels prospérer. Il est mort sans fortune. Ceci, d’après les documents que nous avons pu compulser au suivi de nos lectures. Plus particulièrement, le livre de Guy JACQUES « F. Arago l’oublié ». Ce dernier a tenu à être présent en cette soirée

Les propos du président de l’association « Villa Stagello », Christian Mallet-Carré

Comme il est d’usage en ces occasions, le président devait remercier tous les bénévoles qui ont investi de leur temps pour réaliser cette exposition. De la collecte des photos à leur agencement dans la salle de l’espace Mandela. Le travail une fois de plus, à été conséquent.
Bien sûr, monsieur et madame Henri, propriétaire du gîte « la demeure Saint-Vincent », ont été chaleureusement salués. Ces derniers ont fait don aux archives départementales, de documents importants relatant la vie du village dans les dernières décennies.
Magalie RIU, responsable aux archives départementales, devait se féliciter des rapports établis avec l’association, pour mettre en place l’exposition.
Sont à admirer également des appareils photo en parfait décalage avec ce que nous connaissons aujourd’hui.
Exposition des plus intéressante qui tend un fil avec nos racines. Nous savons que ces dernières sont très importantes pour le développement harmonieux de l’humain.
Il est à noter la présence du premier adjoint de la commune venu remplacer le maire absent. Lola BEUZE, conseillère départementale, de passage dans la patrie de François Arago, est venue saluer le travail des bénévoles.

Joseph JOURDA.