Jean Rède, Jacqueline Irles, Christian Bourquin, Jean-Paul Alduy,François Calvet et Jean-Marc Pujol.

Environ 400 personnes ont assisté, hier en fin d’après-midi, sur la terrasse magique du restaurant-hôtel Le Catalan, qui surplombe la non moins féérique baie de Banyuls-sur-Mer, à la cérémonie au cours de laquelle Alain Marleix, ancien ministre, a remis les insignes d’Officier dans l’ordre de la Légion d’Honneur, à Jean Rède (UMP), maire de Banyuls-sur-Mer, ancien vice-président du Conseil général des Pyrénées-Orientales, Chevalier de l’Ordre National du Mérite, Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur…

Il y avait beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde, sous un soleil de plomb, et du beau monde, tant du côté des élus locaux, que de l’Armée, du monde économique et des hauts fonctionnaires. Une heure avant la cérémonie, entre deux visites sur le terrain roussillonnais dans le cadre de l’Opération interministérielle Vacances 2011 (pilotée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes/ DGCCRF), au Soler et justement à Banyuls-sur-Mer, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat chargé du Commerce et du Tourisme – ainsi que de l’Artisanat, des PME, des Services et des Professions libérales –  était passé dix minutes pour saluer Jean Rède, trônant dans les salons du « Catalan » tel le sphinx entouré de ses nombreux amis.

Parmi les personnalités locales qui avaient tenu à assister à cette cérémonie : Jean-Paul Alduy (sénateur UMP et président Parti radical de l’agglo de Perpignan), Christian Bourquin (président Divers gauche de la Région Languedoc-Roussillon et vice-président du Conseil général des P-O), François Calvet (député UMP, maire de Le Soler et vice-président de l’agglo de Perpignan), Mme Jacqueline Irles (députée UMP, maire de Villeneuve-de-la-Raho et vice-présidente de l’agglo de Perpignan), Jean-Marc Pujol (maire UMP de Perpignan), Mme Danièle Pagès (2ème adjointe UMP au maire de Perpignan)… Ainsi que Marcel Descossy (maire UMP de Palau-Del-Vidre), Mme Huguette Pons (maire de Montesquieu-des-Albères), Jean-Claude Portella (maire PS de Cerbère), Jean-Pierre Roméro (maire UMP de Port-Vendres)…  Ainsi que :  Jean-François Delage (actuel préfet des P-O), Robert Miguet (un ancien préfet des P-O)… Sans oublier les amis du couple Hélène et Jean Rède, et de la fille de ce dernier, Pascale Rède : Marie et Alain Marti, Jackie et Jean-Christian Séguret, Ely Buxeda, Pierre-Louis Bassoles, Philippe Benguigui, Pierre-Alexandre Cabréjas, Jean-Michel Parcé, Alain Vernet et Mme, André Ferral et Mme, Mme Michèle Vert-Nibet (ancien maire de Le Perthus… et artiste-peintre) et son mari Jojo,…

Alain Marleix a trouvé les mots justes et le ton qu’il fallait pour retracer le parcours professionnel (d’hôtelier-restaurateur) et la carrière politique de Jean Rède, depuis sa naissance, le 9 avril 1932, à Diégo-Suarez (à Madagascar). L’ancien ministre – Alain Marleix fut secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales (2008-2010), secrétaire d’Etat à la Défense, chargé des Anciens combattants (2007 et 2008) – et ex-député européen (1984-1993), entr’autres mandats politiques, a insisté à plusieurs reprises sur le fait que la décision d’élever Jean Rède au grade d’Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, était une initiative personnelle du président de la République, Nicolas Sarkozy : « C’est sur la réserve du chef de l’Etat que cette haute distinction a été accordée à M. Jean Rède (…) ». Et Alain Marleix a lu la lettre officialisant cette décision directement venue de l’Elysée.

Dans son discours, le maire de Banyuls-sur-Mer  a bien sûr remercié Nicolas Sarkozy « de m’avoir honoré de cette Légion d’Honneur » ; Alain Marleix « mon cher ami, permettez-moi de vous appeler ainsi car il y a si longtemps que l’on se connait (…) » ; ainsi que les parlementaires, le président de la Région et les amis présents…

– « Il est dans ma nature de vouloir toujours plus améliorer les choses ; aussi comme je me suis investi pour la ville de Banyuls-sur-Mer, j’ai beaucoup oeuvré dans de nombreux et différents domaines. Cependant, je voudrais rappeler ici, si vous le permettez, trois mauvais souvenirs vécus lors de mes mandats de maire.

Le premier souvenir concerne mon adhésion au RPR. Pardonnez mon franc parlé, mais à l’époque le mot d’ordre était « Rien pour Réde ! » ; comme je suis gaulliste et UMP, je me sens bien partout. C’est la raison pour laquelle j’étais candidat aux législatives de 1993. C’est alors que Paris m’a imposé un concurrent RPR. Résultat : nous avons perdu tous les deux. Ce n’est pas grave.

Le deuxième événement concerne « l’Affaire Madrénas ». Je voudrais simplement préciser que dans cette affaire mon épouse Hélène ici présente s’est retrouvée en garde à vue trois jours, ce qui n’est jamais agréable et tout particulièrement pour une dame. Il faut encore préciser qu’innocente dans cette affaire elle a été mise hors de cause. En effet, une personne bien mal intentionnée avait écrit à son encontre. L’histoire fut élucidée in extrémis avant le procès. Je fus moi-même accusé, dans cette « Affaire Madrénas », d’avoir du sang sur les mains : j’avais soi-disant organisé, commandité, un attentat contre ce monsieur, gravement blessé lors de l’explosion d’une bombe. La rumeur a couru et, huit jours avant le procès, la vérité éclata enfin. Je n’ai pas besoin de vous exprimer le soulagement que je ressentis ainsi que tout mon entourage. Et je voudrais remercier ici M. le président de la Région, Christian Bourquin, pour avoir été le premier à me recevoir le matin au Conseil général en disant : « Jean, nous savions tous que tu n’étais pas un assassin ».

Enfin, je souhaite évoquer le plus difficile à aborder pour moi, concernant les accusations portées sur la gestion du Centre-Hélio-Marin. J’ai créé 200 emplois au Centre-Hélio-Marin. Cependant, je voudrais remercier ici le préfet Miguet qui, en 1983, a apporté son soutien en se rendant avec moi au Centre-Hélio-Marin pour dire aux employés : « On doit fermer car sur les 160 lits, seulement 16 sont occupés ». Mais c’était mal me connaître ! Monsieur le préfet Miguet m’a fait confiance et m’a dit : « Vas-y Rède, tente le coup ! ». Je l’ai fait, et j’ai réussi. Merci Monsieur Miguet. Autant ne pas vous expliquer le parcours du combattant que j’ai dû faire ! Monter dans les stratosphères ministériels n’a rien d’une ballade dominicale… Pourtant, j’ai atteint mon objectif : sauver le Centre-Hélio-Marin ! Et voilà qu’une fois de plus  je me retrouve accusé avec ignominie de vol, de détournement de fonds, de chèques, et de toutes les maladies possibles et inimaginables qui me rendaient aux yeux de mes amis, de ma famille et plus particulièrement de mes petits-enfants comme un être sans scrupule. Je me souviens de mon petit-fils, Maxime, m’interrogeant : « Papi, pourquoi tu es en photo dans le journal Midi Libre ? T’es pourtant pas un joueur de foot ?! ». Non, juste un candidat à la prison ! Mais une fois de plus, la chance m’a souri, et un avocat m’a tiré de ce mauvais pas. J’ai donc gagné ce procès de A à Z qui m’aurait coûté très cher – 1 480 000 euro – si j’avais perdu. Il ne me restait plus alors qu’à vendre maison, femme, enfants, animaux, etc.-etc. J’aurais gardé le chat !… Mais prouvé mon innocence m’a coûté également bien cher.

Tout ceci est du passé. On n’en parle plus.

Il faut à présent réussir le futur du Centre-Hélio-Marin avec l’aide de la nouvelle direction avec laquelle je m’entends très bien. Nous allons faire en sorte de reprendre un nombre de lits suffisant pour lancer notamment le projet d’implantation d’un centre d’accueil de jour pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. La résidence de retraite Paul-Reig pourrait d’ailleurs y être également implantée. Ce serait une grande victoire pour la jeune population de Banyuls et des environs ! Voici mon seul plaisir et mon unique ambition !

Et puis, je m’en voudrais de terminer sans remercier tous ceux et celles qui m’ont aidés depuis 1983, les dénommés : Roger ROCA, Jacqueline MESTRES, Laure SORS, Marie-Rose TOIRON, Jean SOLANE et André LOPEZ.

Mon ingratitude serait encore plus grande si je ne remerciais pas du fond du coeur un grand absent qui s’appelle René Marquès, sénateur, président du Conseil général et maire, qui m’a confié toutes les missions que vous avez cité, Monsieur le ministre, missions tourisme, nationale, européenne, et que j’ai mené à bien.

Je vous ai tout dit. Pour moi, merci, c’est un grand jour, je continuerai à me battre pour ma commune. Je suis déjà candidat non pas à la présidentielle, bien sûr, mais dans trois ans pour la mairie de Banyuls. Je ne puis accepter de voir à l’horizon se profiler certaines personnes qui n’ont rien prouvé, et qui, maintenant, veulent nous faire croire qu’elles peuvent faire pour Banyuls. Non, non merci !

Merci à tous d’être venus si nombreux partager cette manifestation ».

La cérémonie s’est achevée par un repas servi à la salle municipale Bartissol, sur les hauteurs de Banyuls-sur-Mer, où les convives ont pu danser jusqu’à une heure avancée de la nuit.

Vive Banyuls ! Vive la France ! Vive la République ! ».

Les époux Daniele et Jacques Pagès entourant l'ancien ministre Alain Marleix.

Alain Marleix décore Jean Rède

Christian Bourquin, Jean Rède et Jacqueline Irles.

Jean-Paul Alduy, Alain Marleix et François Calvet.

 

Hélène et Jean Rède avec leur petit-fils Maxime.